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Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur nommé qui est également chargé de la représentation diplomatique. La Curie romaine assiste le pape dans l’exercice du pouvoir législatif. Il n’existe pas de nationalité vaticane, mais la citoyenneté peut être accordée temporairement par le pape.
C’est le Saint-Siège (ensemble des institutions de l’Église catholique romaine) et non l’État de la Cité du Vatican qui dispose d’un siège d’observateur à l’ONU. De ce fait, le catholicisme est la seule religion qui soit officiellement représentée à l’ONU en tant que telle (il Cependant, plusieurs républiques dites islamiques y siègent de plein droit). Cette position est critiquée par quelques ONG réparties de façon équivalente sur les 5 continents, parmi lesquelles :
* Groupes Pro-Choix, dont Catholics for a free choice,
* Militants des droits civils y compris pour les orientations sexuelles minoritaires,
* Laïcs de toutes espèces, athées ou non, en particulier les groupes de Catholiques réformateurs. L’une de ces pétitions fut lancée par Future Church, un groupe de catholiques réformateurs bénéficiant d’une audience certaine aux États-Unis.
Quoique leurs options politiques soient très variées, elles argumentent d’une incohérence de ce statut :
* soit le Vatican est un État souverain auquel cas il peut adhérer a l’ONU et avoir un siège de membre à part entière,
* soit celui-ci n’est pas un État souverain et alors n’a pas à avoir de siège ni de statut particulier.
Selon les catholiques plus traditionnels, cette position est néanmoins peu cohérente juridiquement : depuis les accords de Latran en 1929, le Vatican est un État souverain, reconnu internationalement, chaque État souverain étant libre de choisir d’être membre, ou même observateur, à l’ONU. C’est donc en sa qualité d’État que le Vatican est observateur à l’ONU et non en tant que religion, bien qu’il utilise cette tribune pour défendre ses valeurs comme tout autre pays défend les siennes. D’une manière similaire, le Saint-Siège est observateur auprès du Conseil de l’Europe, au même titre que le Japon ou les États-Unis d’Amérique par exemple.
Selon les ONG concernées par ces pétitions, s’appuyant sur le droit international, tout dépend de ce qu’on nomme un État. Elles attirent l’attention sur les points suivants :
* l’économie du Vatican est assez peu transparente. Il est peu probable qu’il vive du Denier de Saint-Pierre, vu son train de vie.
o Officiellement, il vit de l’émission de ses timbres et des revenus de ses placements immobiliers passés, bien que la tendance soit depuis 1970 au désinvestissement (l’immeuble du Watergate appartenait à une société dont le Vatican a possédé des parts).
o Vu l’exiguïté de son territoire, il ne possède ni activités primaires, ni secondaires. On note quelques activités tertiaires, essentiellement des banques du fait de son statut de paradis fiscal. Toutefois, il est impossible de connaître de façon fiable, son PIB, son PNB et tout ce qui fait l’économie d’un État ;
* la citoyenneté de l’État est assez mal définie. Si l’État du Vatican délivre des passeports à ses nationaux, ce sont essentiellement des passeports diplomatiques. Il est impossible de savoir ce qu’il en est du citoyen ordinaire. De même les procédures d’acquisition de la nationalité sont assez mal définies ;
* l’État ne possède pas de constitution écrite.
Parmi ces quelques éléments, dont la liste n’est pas exhaustive, ils trouvent matière à contester la qualité d’État au Vatican ne serait-ce que parce que ses communications dépendent entièrement de la bienveillance de la république italienne : il s’agit en effet d’une enclave.
source : fr.wikipedia.com
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